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Pourquoi l’étiquetage des allergènes change-t-il dans les parfums et cosmétiques ?
L’étiquetage des allergènes de parfum dans les produits cosmétiques a changé avec l’application du Règlement (UE) 2023/1545, qui modifie le Règlement (CE) 1223/2009 relatif aux produits cosmétiques.
L’objectif principal est d’offrir une information plus claire aux personnes qui savent déjà être sensibles ou allergiques à certaines substances présentes dans les fragrances. En parfumerie et en cosmétique, de nombreuses matières premières aromatiques peuvent contenir des composants susceptibles de provoquer des réactions allergiques de contact chez certaines personnes.
Ainsi, lorsque certains allergènes dépassent les limites fixées par la réglementation, ils doivent être identifiés dans la liste des ingrédients du produit. Le consommateur peut alors vérifier l’étiquette et éviter les ingrédients auxquels il se sait sensible.
Jusqu’à présent, l’étiquetage individuel concernait un nombre plus réduit d’allergènes de parfum. Avec la nouvelle réglementation, la liste s’élargit de manière significative et oblige à réviser les informations présentes sur les étiquettes, étuis, notices et autres supports de conditionnement.
Quels produits sont concernés par cette mise à jour ?
La modification concerne les produits cosmétiques contenant des fragrances : parfums, eaux de toilette, eaux de Cologne, crèmes parfumées, gels, lotions, produits capillaires, déodorants ou autres cosmétiques avec composition aromatique.
Il est important de distinguer les produits cosmétiques des produits aromatiques non appliqués sur le corps, comme certains désodorisants, mikados ou produits pour la maison. Le Règlement (UE) 2023/1545 porte sur l’étiquetage des allergènes de parfum dans les produits cosmétiques.
Pour les parfums corporels, la conséquence est claire : si une fragrance contient des allergènes soumis à déclaration et que ceux-ci dépassent les seuils établis, l’étiquette doit refléter l’information actualisée. Il ne suffit pas d’indiquer uniquement “parfum” ou “aroma” lorsque la réglementation exige la déclaration individuelle de substances concrètes.
Qu’est-ce qui change exactement dans la liste des ingrédients ?
Dans la liste des ingrédients d’un cosmétique, les compositions parfumantes sont généralement déclarées avec des termes comme “parfum” ou “aroma”. Cependant, lorsque certains allergènes de parfum sont présents au-dessus des limites établies, ils doivent être ajoutés individuellement dans cette même liste.
La principale nouveauté est l’augmentation du nombre de substances susceptibles de devoir être déclarées. La réglementation précédente couvrait un nombre plus limité d’allergènes de parfum à déclaration obligatoire. La nouvelle réglementation ajoute de nouveaux allergènes et actualise certaines entrées existantes.
En pratique, la liste INCI d’un parfum ou d’un produit cosmétique peut devenir plus longue qu’auparavant. Cela ne signifie pas forcément que la formule a changé, mais que davantage d’informations doivent désormais apparaître sur l’étiquette.
Certains noms d’ingrédients sont également harmonisés et des substances similaires sont regroupées sous des noms communs afin de faciliter une identification plus claire et cohérente. C’est particulièrement important pour les fabricants, distributeurs et marques qui travaillent sur plusieurs marchés européens.
Quels sont les seuils de déclaration ?
Le règlement établit deux seuils généraux pour la déclaration de ces allergènes dans la liste des ingrédients :
- Pour les produits sans rinçage, l’allergène doit être déclaré lorsque sa concentration dépasse 0,001 %.
- Pour les produits à rincer, l’allergène doit être déclaré lorsque sa concentration dépasse 0,01 %.
Cette différence existe car tous les produits n’ont pas le même contact avec la peau. Un gel ou un shampooing reste moins longtemps sur la peau ou les cheveux. Un parfum, une crème ou une lotion reste en contact plus longtemps.
En parfumerie, cela impose de réviser chaque produit selon sa documentation technique actualisée. Il ne faut pas copier une ancienne liste d’allergènes ni réutiliser un ancien design sans vérifier que l’information correspond à la version en vigueur.
Que se passe-t-il à partir du 31 juillet 2026 ?
Le 31 juillet 2026 est une date clé. À cette date prend fin la période prévue pour introduire sur le marché des produits cosmétiques ne respectant pas les nouvelles exigences de déclaration des allergènes de parfum.
À partir du 1er août 2026, les produits cosmétiques introduits sur le marché devront donc respecter les nouvelles exigences d’étiquetage et utiliser l’information allergènes actualisée.
Pour une boutique, un distributeur ou une marque propre, cela implique de revoir les étiquettes, étuis ou notices avant d’approuver de nouveaux designs ou de préparer de nouvelles commandes.
L’erreur la plus fréquente sera de penser que le délai court jusqu’en 2028 dans tous les cas. Ce n’est pas le cas : 2028 ne permet pas de continuer à introduire de nouveaux produits avec l’ancien étiquetage.
Et les produits déjà sur le marché ?
La réglementation prévoit une période transitoire jusqu’au 31 juillet 2028 pour certains produits déjà introduits légalement sur le marché avant le 31 juillet 2026.
Des produits avec l’ancien étiquetage peuvent donc rester sur le marché jusqu’au 31 juillet 2028, à condition de respecter les conditions prévues.
La clé est de distinguer deux situations :
- Les produits déjà introduits avant le 31 juillet 2026 peuvent bénéficier de la période transitoire jusqu’au 31 juillet 2028.
- Les produits introduits à partir du 1er août 2026 doivent déjà respecter les nouvelles exigences.
Cette distinction affecte directement la gestion des stocks, les réassorts et la documentation commerciale. 2028 ne doit pas être compris comme une prolongation générale pour fabriquer ou étiqueter de nouveaux produits avec des informations anciennes.
Que doivent vérifier les marques, distributeurs et boutiques ?
Les entreprises qui vendent, distribuent ou travaillent avec des cosmétiques parfumés doivent revoir leurs supports d’étiquetage : étiquettes, étuis, notices, fiches produit, documentation et tout support contenant la liste des ingrédients ou les informations allergènes.
La recommandation pratique est de toujours travailler avec la dernière information technique disponible pour chaque produit.
Avant de valider de nouveaux supports, il convient de vérifier que le design final correspond à la documentation en vigueur, notamment pour les projets de marque propre, personnalisation, changement d’emballage, fournisseur ou réassort.
Il est aussi conseillé de conserver une traçabilité documentaire : version du listing d’allergènes, date de révision, lot ou référence et fichier final approuvé.
Quelles erreurs éviter ?
Réutiliser d’anciennes étiquettes sans revoir la liste des allergènes est l’une des erreurs les plus importantes.
Penser qu’une formule inchangée ne nécessite pas de révision de l’étiquette est aussi une erreur : l’obligation peut changer même si la formule ne change pas.
Il faut également éviter de mélanger des informations issues de différentes versions du même produit.
Enfin, il ne faut pas supprimer d’informations obligatoires pour des raisons d’espace. Si la liste s’allonge, le design doit s’adapter.
Comment se préparer de façon ordonnée ?
La manière la plus simple de s’adapter est de travailler avec un processus interne clair.
Identifier d’abord les produits cosmétiques en stock.
Vérifier ensuite si l’information allergènes actualisée est disponible pour chaque référence.
Comparer cette information avec les étiquettes, étuis, notices et fiches utilisés jusqu’à présent.
En cas de différences, mettre à jour les designs avant de relancer le produit.
Il est recommandé de séparer les anciens supports des supports actualisés pour éviter les confusions.
Dans les projets de marque propre, cette révision doit être faite avant l’approbation du design final.
Ce que le client professionnel doit retenir
Le changement d’étiquetage ne doit pas être vu uniquement comme une obligation légale, mais aussi comme une mesure de transparence.
Pour les boutiques, distributeurs et marques, le point essentiel est de travailler avec une documentation à jour et de ne pas réutiliser d’anciens listings. À partir du 31 juillet 2026, les produits cosmétiques introduits sur le marché doivent respecter les nouvelles exigences. Les produits déjà introduits légalement peuvent bénéficier de la période transitoire jusqu’au 31 juillet 2028 si les conditions sont remplies.
En cas de doute, il convient de revoir chaque produit individuellement, confirmer la version actualisée et adapter les supports avant de nouveaux achats, réassorts ou mises sur le marché.
Ce contenu est informatif et ne remplace pas une révision technique ou réglementaire spécifique de chaque produit.
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